Prêts à Taux variable
Les formules révisables se sont taillé un franc succès ses dernières années grâce à des taux très avantageux. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, ceux-ci étant à peine moins chers que les taux fixes.
Depuis plus d'un an, les taux révisables ont augmenté plus vite que les fixes. Du coup, l'écart entre les taux fixes et les taux réviables s'est beaucoup resserré, ce qui rend ces derniers très peu concurrentiels aujourd'hui.
A compter du 1er octobre 2008, la banque devra vous remettre, au moment de l'offre de prêt, une notice présentant les conditions et modalités de variation du taux d'intérêt, ainsi qu'un document d'information contenant une simulation de l'impact d'une variation du taux sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit.
Qu'est ce qu'un prêt à taux révisable ?
C'est un prêt dont le taux varie en fonction des fluctuations des marchés monétaires. Il est généralement indexé sur le loyer de l'argent à court terme, théoriquement moins coûteux que celui de l'argent long terme. Pour un prêt à taux révisable, l'indice généralement retenu par les banques est l'Euribor 3 mois ou 1 an. Si vous faites ce choix, cela signifie que le taux que vous proposera votre banquier ne sera pas définitif. Il pourra varier à la hausse comme à la baisse, selon les fluctuations de l'Euribor.
Les prêts à taux révisable classique
Ces formules proposent les taux les plus intéressants, mais elles sont aussi les plus risquées. Car, en cas de remontée de taux, il n'existe aucun butoir pour limiter les effets de la hausse.
Avantages : Vous profitez des meilleurs taux du marché et, lorsque l'Euribor baisse, le taux de votre crédit aussi. En cas de hausse du taux, ces formules vous permettent de transformer votre prêt révisable en prêt à taux fixe, mais à un taux souvent élevé. En outre, vous bénéficiez généralement d'une possibilité de remboursement anticipé sans pénalité.
Inconvenients : En cas de hausse, il n'existe aucun verrou de sécurité, si ce n'est que la plupart des formules prévoient un plafonnement de la mensualité en fonction d'un indice. Le prêt peut, per exemple, prévoir qu'en cas de forte hausse la mensualité ne pourra pas augmenter de plus de 80% de l'indice des prix à la consommation. Cette petite sécurité empêche votre mensualité de progresser trop vite, et donc permet de ne pas vous désolvabiliser. Attention, ce qui n'est pas répercuté sur la mensualité le sera forcément sur la durée du prêt.
Les prêts à taux révisable capé
Ces prêts sont censés être plus sécurisants, car ils permettent de limiter les effets des hausses éventuelles. Ils prévoient en effet des butoirs pour minimiser les effets des hausses. Mais ces butoirs varient très sensiblement selon les banques. Certaines formules proposent d'enfermer le taux dans une sorte de tunnel qui limite les variations du taux, à la hausse comme à la baisse, entre 2 ou 3 points par rapport au taux initial.
Attention, votre taux de départ est de 4,5%. Si votre formule est capée +-2 points, votre taux n'ira pas au-delà de 6,5% en cas de hausse, ni en dessous de 2,5% en cas de baisse. Certaines formules prévoient toutefois un cap uniquement à la hausse.
Avantages : Ces prêts sont moins risqués que les formules révisables classiques. Certaines formules prévoient la possibilité de passer à taux fixe, ainsi que le remboursement anticipé sans frais. Mais vérifier bien que la formule intègre ces possibilités. Dans les formules capées, c'est loin d'être systématique.
Inconvénients : Ils sont plus chers que les réviables classiques. En outre, le cap n'a d'intérêt que s'il n'est pas trop élevé par rapport au taux initial.
La répercussion des variations de taux
Que els formules soient classiques ou capées, la répercussion des hausses ou des baisses de taux s'effectue soit sur la durée du prêt, soit sur la mensualité.
Sur la durée : Si l'indice de référence augmente, la mensualité ne bouge pas , c'est la durée de remboursement qui s'allonge, très fréquemment dans une limite de 2 ans, mais parfois jusqu'à 5 ans (selon les formules). De même, si le taux baisse, ce n'est pas la mensualité qui diminue mais la durée du crédit.
Sur la mensualité : Si l'indice de référence augmente, la répercussion s'applique non plus sur la durée du crédit mais sur la mensualité. Cette répercution est plus souvent plafonnée.
Exemple : il se peut que la progression de la mensualité soit limitée à 80% de l'augmentation de l'indice des prix à la consommation, l'éxédent non répercuté sur la mensualité étant alors reporté sur la durée du prêt. A l'inverse, si une baisse se produit, la mensualité ne bouge pas mais la durée du prêt diminue.